Les grands fournisseurs d'accès à internet, comme Bell ou Vidéotron,
profitent du piratage des connexions de leurs clients en ne les
avertissant pas des activités anormales qui peuvent survenir dans leurs
comptes.
Selon ce qu'a constaté «Le Devoir», cette négligence s'accompagne de
frais imposés aux usagers pour la surconsommation de bande passante,
l'espace où transitent les données recueillies ou transmises sur
internet. Or, les clients ne sont généralement pas responsables de
cette surconsommation. Avec la multiplication des réseaux d'accès à internet sans fil
dans les résidences, des malfaiteurs s'immiscent dans un réseau sans
fil au moyen des ondes hertziennes, sans l'accord du détenteur du
compte internet en question, ce qui permet une circulation dans le
cyberespace gratuitement, mais illégalement.
Cela a aussi pour effet, en multipliant le nombre d'usagers accédant à internet par la même porte d'entrée, d'accroître le volume des données que l'abonné recueille ou transmet. Ce volume est, selon les forfaits, contingenté sur une base mensuelle. Tout dépassement des quantités permises est facturé au consommateur en sus de son abonnement de base.
En entrevue au «Devoir», Bell justifie sa passivité par le fait qu'il est difficile, techniquement, de faire le suivi de tous les cas de fraude en raison du nombre élevé d'abonnés, environ deux millions au Canada. La compagnie rappelle que c'est au client de surveiller sa consommation. Vidéotron, qui tient un discours semblable, précisé qu'il est impossible de juger de ce qui est illégal ou pas et que l'accent est mis sur la prévention. Bell et Vidéotron affirment que le phénomène est marginal.
Toutefois, «Le Devoir» dit avoir appris que le service technique de Vidéotron est en mesure de voir la présence de fraudeurs sur un compte puisque les pics de consommation de bande passante s'affichent dans les ordinateurs de l'entreprise avec des codes de couleur différents lorsque la quantité de données transmises ou reçues tranche fortement avec la consommation moyenne de l'abonné. Le journal a calculé que le phénomène, ramené à un bassin de 10 000 clients de Vidéotron victimes de vol de leur signal internet, peut signifier des revenus supplémentaires d'environ 300 000 $ par mois pour le géant de la câblodistribution.
Cela a aussi pour effet, en multipliant le nombre d'usagers accédant à internet par la même porte d'entrée, d'accroître le volume des données que l'abonné recueille ou transmet. Ce volume est, selon les forfaits, contingenté sur une base mensuelle. Tout dépassement des quantités permises est facturé au consommateur en sus de son abonnement de base.
En entrevue au «Devoir», Bell justifie sa passivité par le fait qu'il est difficile, techniquement, de faire le suivi de tous les cas de fraude en raison du nombre élevé d'abonnés, environ deux millions au Canada. La compagnie rappelle que c'est au client de surveiller sa consommation. Vidéotron, qui tient un discours semblable, précisé qu'il est impossible de juger de ce qui est illégal ou pas et que l'accent est mis sur la prévention. Bell et Vidéotron affirment que le phénomène est marginal.
Toutefois, «Le Devoir» dit avoir appris que le service technique de Vidéotron est en mesure de voir la présence de fraudeurs sur un compte puisque les pics de consommation de bande passante s'affichent dans les ordinateurs de l'entreprise avec des codes de couleur différents lorsque la quantité de données transmises ou reçues tranche fortement avec la consommation moyenne de l'abonné. Le journal a calculé que le phénomène, ramené à un bassin de 10 000 clients de Vidéotron victimes de vol de leur signal internet, peut signifier des revenus supplémentaires d'environ 300 000 $ par mois pour le géant de la câblodistribution.
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